Une peine de 20 mois de prison réclamée pour des voies de fait 

Justice. Une peine de 20 mois d’incarcération est réclamée par la Couronne contre un homme coupable de voies de fait ayant causé des blessures à trois victimes. La défense plaide plutôt pour l’imposition d’une peine de deux ans moins un jour de prison purgée dans la collectivité. Le juge rendra sa décision le 30 août.

Le 25 mai 2022, l’accusé a donné un coup de tête au visage d’un homme de 76 ans, qui est tombé à la renverse. La victime n’a repris connaissance que durant son transport vers l’hôpital. Me Laurence Sicotte, de la poursuite, a plaidé que le geste était gratuit. L’accusé refusait de quitter la brasserie, à Lacolle, et a commis les voies de fait. Lors de l’intervention des policiers, il a poussé un des agents.

Autres accusations

L’homme a aussi plaidé coupable à d’autres accusations de voies de fait commis à l’endroit de sa conjointe et de la fille de celle-ci. Une dispute avait dégénéré et des coups avaient été échangés. L’individu a traîné sa conjointe jusqu’à la salle de bain et l’a poussée. Il l’a prise au cou et l’a lâchée avant qu’elle ne perde conscience. La fille de la femme est intervenue pour défendre sa mère et a été victime à son tour de voies de fait. Elle a eu le nez fracturé et a dû être opérée.

Deux incidents

Les deux incidents se sont déroulés à un peu plus de trois mois d’intervalle.

L’accusé a témoigné qu’il a fait une thérapie pour la gestion de la colère. Il consulte toujours un thérapeute. Il a aussi déjà été suivi par un médecin pour régler un problème de consommation de drogue et d’alcool. Il a cessé de fréquenter les bars, a-t-il mentionné.

Il a déclaré regretter les gestes posés à l’endroit du septuagénaire. Il s’est mis à pleurer en parlant de l’agression commise envers les deux femmes. « Ça n’aurait pas dû arriver », a-t-il dit. Il a exprimé ses regrets. Il est prêt à effectuer des travaux communautaires. Il a des antécédents judiciaires, mais pas en matière de violence conjugale, a précisé son avocate.

Violence

La procureure de la Couronne a noté qu’une peine de 23 mois de prison purgée dans la communauté par le passé ne semble pas avoir eu l’effet dissuasif escompté chez l’accusé. En raison de la violence excessive dont a fait preuve l’accusé, la Couronne demande la prison ferme. (L. B.)