Les cas de maladie de Lyme sont en hausse

Les cas de maladie de Lyme sont en hausse

La maladie de Lyme se transmet par la piqûre d'une tique infectée.

Crédit photo : gracieuseté

SANTÉ – La maladie de Lyme n’a jamais été aussi présente au Québec, particulièrement en Montérégie et en Estrie. Les citoyens sont invités à redoubler de prudence.

L’année 2017 n’est pas encore terminée, mais déjà les données montrent une nette progression. On compte 90 cas signalés dans la région, dont 56 personnes qui ont attrapé la maladie en Montérégie. Les autres citoyens infectés ont été piqués par une tique dans une autre région administrative ou à l’extérieur du Québec.

Ces données sont tirées du bilan partiel du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Le rapport fait état des cas signalés entre le 1<V>er<V> janvier et le 7 novembre 2017.

Il y a déjà plus de Montérégiens infectés qu’en 2016, alors que le gouvernement en avait recensé 40. Depuis 2012, le nombre de patients traités est passé de 7 à 22, puis 28 et 35 en 2015.

Migration

«Il y a plusieurs raisons, mais la première est associée au fait que les tiques s’étendent sur notre territoire en migrant vers le nord, explique le Dr François Milord, médecin-conseil à la Direction de la santé publique (DSP) de la Montérégie. Dans les premières années, elles étaient surtout concentrées autour du lac Champlain et près de la frontière. Maintenant, c’est partout en Montérégie, sauf à Sorel.»

Par le passé, une tique sur dix était porteuse de la bactérie Borrelia burgdorferi, celle qui est responsable de la maladie de Lyme. Les plus récentes études démontrent que 20% de la population de ces insectes est maintenant touchée.

Diagnostic

Le Dr François Milord estime que la hausse des cas en Montérégie est également associée à une meilleure connaissance de la maladie de Lyme.

Rappelons que l’infection se remarque d’abord grâce à l’apparition d’une plaque rouge au site de la piqûre. Celle-ci paraît trois à 30 jours après la morsure. Elle s’agrandit de jour en jour.

S’il n’y a pas de prise d’antibiotiques, le système nerveux du patient est éventuellement atteint. On peut voir une paralysie du visage ou un gonflement des articulations. Plus rarement, on constate une atteinte au cœur. La maladie affecte alors le rythme cardiaque.

«Au fil des ans, le portrait des personnes atteintes n’a pas beaucoup changé, précise François Milord. La majorité des gens consultent lorsqu’ils constatent une lésion rouge sur la peau. Dans quelques cas, il y a eu une atteinte avancée du système nerveux ou une paralysie du visage.»

«Il y a un diagnostic plus rapide. On voit qu’il y a de plus en plus de médecins qui reconnaissent les symptômes.»

– François Milord, médecin-conseil à la DSP de la Montérégie

Là pour rester

Les citoyens devront s’habituer à la présence des tiques et être prudents lors de leurs activités extérieures. «La maladie de Lyme est là pour rester, prévient François Milord. Les populations de tiques vont continuer à s’étendre géographiquement, car les conditions climatiques sont propices à l’espèce.»

La Santé publique poursuivra sa sensibilisation directement dans les milieux à risque. Cette année, le gouvernement l’a fait à l’entrée des sentiers du parc régional de Saint-Bernard-de-Lacolle qui est un environnement propice à la tique. Un affichage spécial prévenait les randonneurs du danger. Cette méthode sera utilisée à plus grande échelle en 2018.

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