Conduite dangereuse en état d’ébriété: l’accusé écope de 46 mois de prison

Conduite dangereuse en état d’ébriété: l’accusé écope de 46 mois de prison

La conduite dangereuse de l'accusé se serait poursuivie sur au moins 39 kilomètres.

Crédit photo : Coup d'œil - Archives

JUSTICE – Un homme de 28 ans a récemment été condamné à 46 mois de pénitencier pour avoir conduit avec les facultés affaiblies, avoir conduit de façon dangereuse causant des blessures graves à un ami et avoir quitté les lieux d’un accident survenu dans la nuit du 29 mars 2017, sur la route 221, à Saint-Cyprien-de-Napierville. 

Le juge Éric Simard y a soustrait la période de détention provisoire de neuf mois et demi pour réduire la peine à 36 mois et demi. Il a ajouté une interdiction de conduire de cinq ans.

Lors du procès, le litige a porté non pas sur les faits, mais sur l’identité du conducteur. Le juge a été convaincu hors de tout doute raisonnable que l’accusé était le conducteur la nuit du 29 mars 2017.

Selon un des passagers, un homme de 56 ans entendu au procès, l’accusé avait consommé six bières durant l’après-midi. Vers 19 h, il l’a conduit à une fête et il s’est rendu à une rencontre des AA à la place de l’accusé. Ce dernier avait l’obligation d’assister à de telles réunions après avoir été remis en liberté dans un autre dossier.

Du sang

Plus tard dans la soirée, le témoin est allé chercher le jeune homme à son party. L’accusé était en état d’ébriété et insistait pour conduire. Il disait: «Ça va cogner à soir, il va y avoir du sang». Le témoin a réussi à le dissuader de mettre la main sur le volant et les deux hommes se sont rendus chez un ami, celui qui sera blessé gravement dans l’accident.

L’accusé réclame à ce dernier de lui donner de la drogue. La victime lui remet un comprimé de speed. L’accusé est agressif et il prend le volant avec les deux passagers à bord.

«Débute alors une randonnée dangereuse où l’accusé roule à haute vitesse et ne fait pas ses arrêts obligatoires», résume le juge. L’accusé fait un premier arrêt chez sa mère et se fait virer de bord compte tenu de l’heure tardive. À la sortie de Saint-Jean-sur-Richelieu, sur la route 223, il accroche un véhicule dans un dépassement, mais ne s’arrête pas. Il conduit en fou et en zigzaguant. La victime lui demande de ralentir.

Plus loin, à la sortie d’une courbe, à Saint-Cyprien-de-Napierville, il perd le contrôle du véhicule qui fait des tonneaux et s’arrête contre un arbre.

Blessé

L’accusé s’en sort indemne et quitte les lieux. Il sera arrêté le matin du 30 mars, à 7 h 45, non loin des lieux de l’accident. Il est alors confus et dégage une forte odeur d’alcool, a témoigné un policier de la Sûreté du Québec.

L’homme de 56 ans n’a qu’une lacération à la tête. L’autre passager souffre de plusieurs blessures nécessitant son hospitalisation durant plusieurs mois. Il perd un rein.

Peines

Me Martin Bourgeois, de la Couronne, a plaidé qu’une peine exemplaire de cinq ans de pénitencier devait être imposée dans les circonstances. Pour Me Serge Lavallée, de la défense, une peine se situant entre 18 et 24 mois de prison serait raisonnable compte tenu de la détention préventive de dix mois.

Le juge convient que les deux passagers auraient pu quitter les lieux avec la voiture lors de l’arrêt chez la mère de l’accusé, mais il évalue que l’accusé est majoritairement responsable des événements par ses agissements téméraires.

Il note que l’accusé n’avait pas de permis de conduire. Il a commis plusieurs actes téméraires. Selon la preuve, la conduite dangereuse se serait poursuivie sur une distance d’au moins 39 kilomètres.

Le juge a dénombré 59 condamnations antérieures de l’accusé, dont 54 chefs d’accusation de non-respect d’ordonnances de probation et de remise en liberté. En 2011, il avait été déclaré coupable de conduite en état d’ébriété.

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