Fraude au Parc Safari

Par Louise Bedard
Fraude au Parc Safari
Le ministère public réclame une peine de quatre ans de pénitencier contre Ruth Eugène

Justice – Le ministère public réclame une peine de quatre ans de pénitencier contre Ruth Eugène, l’ancienne comptable du Parc Safari, trouvée coupable d’un vol et d’une fraude de 973 000$ à l’endroit de son employeur.

La défense plaide pour l’imposition d’une peine de deux ans de prison purgée dans la collectivité. Les deux parties s’entendent pour que le tribunal interdise durant cinq ans à l’accusée d’occuper un emploi rémunéré ou bénévole l’amenant à gérer les biens des autres.

Les avocats ont présenté leurs arguments mardi devant le juge Pierre Bélisle de la Cour du Québec qui prononcera la peine le 21 janvier.

Conséquences

Jean-Pierre Ranger, président du Parc Safari, a témoigné du stress qu’il a subi et des conséquences financières de la fraude commise par son ancienne employée.

Il a dû mettre sa résidence en garantie pour que la Caisse Desjardins prête à l’entreprise la somme nécessaire à la poursuite de ses activités. Ce n’est que depuis 2013 que le Parc a retrouvé le fonds de roulement habituel. L’entreprise n’a touché que 100 000$ des assurances.

Entre 2006 et 2008, des sommes totalisant 973 000$ ont été transférées frauduleusement du compte du Parc Safari à ceux de l’accusée, de personnes de son entourage et d’Action Béthel du Canada, une organisation religieuse.

Confiance aveugle

Ruth Eugène, 42 ans, est mère de trois enfants. Elle a perdu son emploi à l’été 2013 quand son nouvel employeur a été informé de ses déboires judiciaires.

L’accusée n’avait pas témoigné à son procès, mais elle l’a fait avant que le juge lui impose une peine. Elle a expliqué avoir commencé à fréquenter l’église Bethel du pasteur Mwinda Lezoka en 2004. Originaire d’Haïti, elle considérait l’église comme un refuge et son pasteur, une personne dont il fallait tirer exemple.

Elle affirme que le pasteur l’a manipulée en lui promettant qu’il allait rembourser le Parc Safari sans jamais le faire. «Il a pris l’argent et il a joué sur ma confiance», a-t-elle dit. Elle a décrit l’état de désespoir dans lequel elle s’est retrouvée. S’adressant à son ancien patron, Jean-Pierre Ranger, elle lui a demandé pardon.

 

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