À la recherche de solutions à la pénurie d’eau: Saint-Rémi participe à un atelier portant sur le bassin versant de la rivière Saint-Régis

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Par Marc-André Couillard
À la recherche de solutions à la pénurie d’eau: Saint-Rémi participe à un atelier portant sur le bassin versant de la rivière Saint-Régis
Un bassin de rétention agricole, chez un agriculteur de Saint-Rémi. (Photo : : gracieuseté Jeannine Haineault)

Environnement. Des représentants de plusieurs municipalités, dont -Saint-Rémi, l’Union des producteurs agricoles et des scientifiques ont récemment participé à un atelier visant à déterminer l’efficacité de solutions à mettre en place pour contrer des problématiques comme le manque d’eau, les inondations et l’érosion des berges, sur le territoire du bassin versant de la rivière -Saint-Régis.

Un bassin versant est une portion de territoire dont toutes les précipitations sont entraînées naturellement vers un même endroit. Ainsi, une partie de l’eau qui tombe sur -Saint-Rémi se dirige vers la rivière -Saint-Régis, avant de terminer sa course dans le fleuve -Saint-Laurent.

Le manque d’eau souterraine à -Saint-Rémi s’explique par plusieurs facteurs, dont la consommation humaine par le milieu urbain, le milieu agricole et les industries, mais aussi par la forme naturelle du territoire.

« -Saint-Rémi est un endroit plus haut du bassin versant, donc l’eau ne reste pas sur le territoire et elle s’écoule vers les municipalités voisines », explique -Geneviève -Audet, biologiste et directrice adjointe de la -Société de conservation et d’aménagement des bassins versants de la -Zone -Châteauguay (SCABRIC) qui organisait cet atelier auquel des représentants de -Saint-Rémi ont participé.

Des solutions

À -Saint-Rémi comme ailleurs, pour apporter des solutions à ces problématiques, il faut mettre en place des moyens pour capter, ralentir, répartir et infiltrer l’eau. « -Il faut garder l’eau chez vous », lance -Mme -Audet.

Cela peut se faire de multiples façons. Individuellement, les citoyens peuvent économiser l’eau potable en réduisant leur consommation. On peut capter l’eau de pluie, l’eau de fonte de la neige et l’eau des crues printanières en la canalisant vers des bassins de rétention.

On peut aménager des jardins de pluie ou encore des noues végétalisées en bordure de rue, ce qui permet de ralentir l’eau dans sa course vers le réseau d’égout pluvial, permettant ainsi au sol de l’absorber et d’alimenter la nappe phréatique.

La préservation des milieux humides est aussi un élément clé qui permet de « garder l’eau chez soi ». À cet effet, -Saint-Rémi a récemment fait l’acquisition d’un lot adjacent à un autre dont elle était déjà propriétaire, situé à l’extrémité de la rue -Roger-Dorais, dans le quartier industriel. Il s’agit d’un milieu humide dont la superficie est de 13,1 hectares. La -Ville entend préserver ce milieu naturel et le rendre accessible au public.

« -On peut aussi développer des idées de circuit fermé pour les entreprises, qui pourraient réutiliser leur eau localement, ajoute -Mme -Audet. Elles n’ont pas besoin d’une eau potable pour toutes leurs activités. »

Longue haleine

La -SCABRIC pilote cette démarche de recherche de solutions globales à ces problématiques qui touchent un vaste territoire.

« -Nous avons commencé à faire cette réflexion collectivement, avec le milieu municipal et agricole, dit -Mme -Audet. Des organismes environnementaux et des chercheurs nous donnent un coup de main. Plus on travaille de façon collective et en amont, moins on aura de problèmes. »

Cette démarche s’étale sur un horizon d’une dizaine d’années. Une firme travaille présentement à la modélisation du bassin versant, qui permet de faire des projections afin de déterminer quelles solutions sont les mieux adaptées aux différentes problématiques que sont le manque d’eau, les inondations et l’érosion des berges. Les résultats de cette modélisation seront présentés au début de l’année 2023.

« -Nous avons planifié notre projet sur dix ans, pour régler ces problématiques de façon globale, conclut -Mme -Audet. Nous sommes présentement à la recherche de financement pour ça. Certaines solutions ont commencé à être mises en place, notamment par les agriculteurs, mais le gros du projet reste à faire. »

Dès janvier 2023, la -SCABRIC dévoilera une série de capsules vidéo, dont une a été produite à -Saint-Rémi, afin de sensibiliser la population à ces problématiques et proposer des solutions qui peuvent être appliquées.

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