Le Groupe Ambioterra inaugure la Pépinière régionale du Suroît à Hemmingford

Photo de Marc-André Couillard
Par Marc-André Couillard
Le Groupe Ambioterra inaugure la Pépinière régionale du Suroît à Hemmingford
Sur la photo, on aperçoit Benoit Bleau, propriétaire de la Ferme Terkivi où se trouve la pépinière, Priscilla Gareau, directrice générale d'Ambioterra, Karel Ménard, président d'Ambioterra, Stéphane Gingras, d'Ambioterra, Daniel Kneeshaw, professeur au Centre d'étude sur la forêt de l'UQAM, et David Lemieux Bibeau, ingénieur forestier, lors de l'inauguration de la Pépinière régionale du Suroît, à Hemmingford. (Photo : : Coup d'oeil - Marc-André Couillard)

Environnement. Le -Groupe -Ambioterra inaugure la -Pépinière régionale du -Suroît, à -Hemmingford. Ce projet vise à reboiser la -Montégérie-Ouest avec des arbres indigènes, qui y seront produits, et à lutter contre le réchauffement climatique.

Située au 60, chemin -Covey -Hill, cette pépinière qui est ouverte au public, offrira dès 2023 des espèces d’arbres comme le bouleau jaune, le chêne rouge, le cerisier tardif, le chêne à gros fruits, l’érable rouge, l’érable à sucre ou le noyer noir.

« -Nous voulons faire pousser des espèces locales et les redistribuer à la communauté, explique -Stéphane -Gingras, du -Groupe -Ambioterra. Il sera possible de faire l’achat de plants en ligne. Les municipalités pourront aussi s’en procurer pour revitaliser leurs terrains ou remplacer des frênes affectés par l’agrile qui ont été abattus. »

La pépinière devrait atteindre son plein potentiel de production d’ici deux ans.

Planter un arbre, c’est un acte qui nous donne le sentiment de faire quelque chose pour nos enfants et leur avenir.

Stéphane -Gingras, du -Groupe -Ambioterra

Objectifs

Ce projet vise donc à produire des arbres indigènes à la -Montérégie-Ouest, dont certaines essences ont été raréfiées par les activités humaines, comme le chêne bicolore ou l’érable noir.

« -Souvent, les gens interviennent dans leur forêt, mais pas de la bonne façon, remarque M. Gingras. Parfois, ils coupent tous les plus gros arbres, qui sont aussi les plus gros semenciers. C’est quelque chose à ne pas faire parce que sont ces arbres qui assurent la régénération. »

La pépinière a aussi pour objectif de lutter contre les changements climatiques.

« -Les arbres et les sols forestiers absorbent le gaz carbonique (CO2) présent dans l’atmosphère et l’emmagasinent, -précise-t-il. Dans ce contexte, il devient tout aussi important de reboiser et de remettre des arbres en milieu agricole que de maintenir en place les boisés et les forêts existantes ».

Collaboration

Ce projet de pépinière est né de la collaboration entre -Ambioterra, le -Centre d’étude sur la forêt et le professeur -Daniel -Kneeshaw du département des sciences biologiques de la -Faculté des sciences de l’UQAM, la ferme -Terkivi qui accueille la pépinière, dont le propriétaire est -Benoit -Bleau.

« -On veut expérimenter comment produire des espèces raréfiées, qui ne sont pas produites par les pépinières commerciales, afin de reverdir le sud de la région », explique le professeur -Kneeshaw.

« -Ce projet va nous donner accès à des semences variées, ajoute -David -Lemieux -Bibeau, un ingénieur forestier qui travaille dans la région depuis 2009 et qui était présent lors de l’inauguration. C’est important d’avoir accès à un choix de semences locales qui sont adaptées à notre climat. »

Une production écologique

La germination des semences se fera dans une serre qui est aménagée sur le site de la pépinière. Par la suite, les petits arbres seront transplantés dans des pots qui seront déposés sur un -Aquamat, pour poursuivre leur croissance. Il s’agit d’une sorte de matelas spongieux qui est gorgé d’eau. Les plantes en prélèvent d’-elles-mêmes l’eau dont elles ont besoin, ce qui permet une grande économie d’eau.

La quantité d’eau disponible dans ce matelas est contrôlée à l’aide d’une sonde. Cette dernière est branchée sur une valve électronique, qui alimente le matelas en eau lorsqu’il s’assèche. Ce système fonctionne à l’aide de panneaux solaires.

Un collecteur d’eau de pluie permet aussi de récupérer de l’eau. De plus, un tuyau en serpentin est installé sur un toit, pour obtenir de l’eau chaude pour le lavage des mains des travailleurs. Sur le site, ces derniers disposent aussi d’une toilette à compost, aussi appelée compolette.

Campagne -Mon arbre, ma forêt, mon avenir !

Pour réaliser ce projet, le -Groupe -Ambioterra bénéficie de l’aide financière des -Bourses d’initiative en entrepreneuriat collectif de la -Montérégie, de la -Caisse d’économie solidaire via son -Fonds de transition socioécologique et de plusieurs fondations.

Ambioterra sollicite aussi des dons auprès du public par le biais d’une campagne de sociofinancement. Intitulée -Mon arbre, ma forêt, mon avenir !, cette collecte de fonds qui se fait via la plateforme -GoFundMe, vise à amasser 25 000 $ d’ici au 31 décembre 2022.

Ces dons serviront à appuyer le travail de production à la pépinière et la plantation d’arbres pour reboiser la région.

Des résultats concrets

Entre 2014 et 2022, le -Groupe -Ambioterra a planté plus de 3600 arbres chez 35 propriétaires, en milieu agricole, en -Montérégie-Ouest. Ambioterra estime que ces arbres ont permis de capter plus de 87 tonnes de -CO2.

Ambioterra a aussi planté plus de 10 000 arbustes depuis 2014, qui ne précise toutefois pas la quantité de -CO2 que cela a permis de séquestrer.

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