Continuer à vivre chez soi malgré un trouble neurocognitif
Selon un sondage Léger mené en 2021 pour le Réseau des EÉSAD, qui regroupe les entreprises d’économie sociale en aide à domicile, 83 % des Québécois affirment souhaiter » vivre chez eux pour la vie « . Ce pourcentage grimpe à 91 % chez les personnes de 55 ans et plus.
Le maintien à domicile permet en effet de préserver son autonomie et d’assurer une qualité de vie significative pour les aînés. Toutefois, dans le contexte d’un trouble neurocognitif (TNC), ce choix peut exiger un accompagnement attentif, respectueux et bienveillant – tant pour la personne atteinte que pour ses proches aidants.
À mesure que les capacités cognitives diminuent, des ajustements sont nécessaires pour répondre aux besoins quotidiens : hygiène, alimentation, habillement… Qu’il s’agisse de l’aide d’un proche ou de services d’aide à domicile, l’objectif demeure le même : soutenir la personne dans ses capacités résiduelles, sans l’en priver ni la déresponsabiliser. Par peur, par déni ou par crainte d’intrusion, le refus de services est fréquent. Une grande dose de patience, de créativité et de respect peut rétablir une relation de confiance.
Sur le plan matériel, des aménagements concrets du domicile sont souvent nécessaires : détecteurs de fumée intelligents, tapis antidérapants, pictogrammes, bracelets GPS… La Société Alzheimer du Haut-Richelieu dispose d’une gamme de produits, conçus pour adapter les espaces, favoriser la sécurité, l’autonomie et faciliter la vie quotidienne.
Activités significatives
Il est aussi fortement recommandé d’encourager la participation à des activités significatives telles que le yoga sur chaise, l’activité physique adaptée, l’art-thérapie, la musicothérapie, la zoothérapie ou encore des initiatives innovantes comme Lucilab pour prévenir le déconditionnement physique et cognitif. Les sorties encadrées, voyages, webinaires, cafés-rencontres et groupes de soutien sont autant d’occasions de briser l’isolement et de renforcer la qualité de vie.
Des pertes successives, souvent qualifiées de « deuils blancs », s’accumulent au fil de la progression de la maladie. La perte du permis de conduire constitue d’ailleurs un deuil très important – celui de l’autonomie. Le recours au transport adapté ou à des services bénévoles est alors essentiel pour prévenir l’isolement et la dépression.
D’autres défis comme les troubles du sommeil, les comportements déroutants liés à la maladie ou à la médication peuvent également fragiliser le maintien à domicile. Un suivi médical rigoureux, un environnement sécurisant et un accès à des services de répit (à domicile, en centre d’activités ou en hébergement temporaire) sont essentiels pour prévenir l’épuisement des proches aidants. Des crédits d’impôt et aides financières sont disponibles pour alléger le fardeau des familles et faciliter l’accès aux services.
Enfin, il est crucial de prévenir les hospitalisations évitables en misant sur une surveillance proactive, une approche bienveillante et une vigilance accrue quant aux signes de maltraitance ou de négligence.
Le maintien à domicile, c’est de continuer à vivre avec dignité, enraciné dans ses repères, entouré et respecté dans son identité.
La Société Alzheimer du Haut-Richelieu est votre premier point de contact. Notre équipe de professionnels qualifiés vous propose un large éventail de services et de programmes adaptés à votre réalité. Nos coordonnées : 450 347-5500 / info@sahr.ca / www.sahr.ca.
