Des cultures risquent d’être durement touchées
Agriculture. Les cultures de maïs et de soya risquent d’être durement touchées par la sécheresse qui sévit dans la région depuis quelques semaines, prévient le président du syndicat de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Haut-Richelieu, Sébastien Robert. La sécheresse, additionnée au printemps difficile vécu plus tôt cette année, lui fait craindre une saison catastrophique.
« Les agriculteurs de grandes cultures ont déjà eu un printemps très, très difficile. On a dû semer tard. Un plant qui part dans une condition peu optimale développe moins bien son système racinaire et est moins résilient », rappelle le représentant de l’UPA.
En plus d’être victimes d’un départ houleux, les plants de maïs et de soya ont été victimes de la sécheresse à un moment clé de leur croissance. Le maïs-grain et le maïs sucré étaient en période de pollinisation. « Quand il y a une période de sécheresse à ce moment, le maïs est mal pollinisé, c’est-à-dire qu’il y aura moins de grains par épis. »
Soya
Le soya, de son côté, en était à sa période de floraison. « Chaque fleur aboutit à une gousse dans laquelle il y a trois ou quatre grains. Là, c’était trop sec, donc pour se protéger, le soya a avorté des fleurs », explique Sébastien Robert. Les rendements de ces deux cultures seront affectés, estime-t-il.
Si la saison 2025 avait commencé du mauvais pied, le beau temps et les conditions optimales de juillet avaient donné un peu d’espoir aux agriculteurs. La sécheresse, toutefois, vient assombrir le portrait des récoltes annuelles. « Je dirais que c’est une saison catastrophique. On va essayer de vivre avec, mais actuellement, le moral est au plus bas », admet le président.

Des baisses de rendements à prévoir
Pour les grandes cultures, une journée de pluie par semaine est idéale. Or, une telle période de pluie soutenue ne s’est pas vue depuis « cinq ou six semaines », selon Sébastien Robert.
Les cultures de céréales ont pour la plupart déjà été récoltées à ce moment-ci de l’été. Celles-ci ne devraient pas être affectées par la sécheresse. Les producteurs maraîchers, qui sont souvent équipés de systèmes d’irrigation et de réserves d’eau, pourraient aussi mieux s’en tirer.
Mais « le manque d’eau fait mal à tout le monde », rappelle Sébastien Robert. L’assurance récolte pourrait venir en aide aux producteurs fortement touchés par la météo. Cependant, l’assurance ne couvre pas l’ensemble des cultures québécoises et les agriculteurs doivent choisir d’être assurés, ce qui n’est pas le cas de tous.
Les producteurs de maïs et de soya verront assurément une baisse de rendements dans leur calendrier de production, ce qui affectera en fin de compte les retombées économiques de leurs récoltes, résume le représentant de l’UPA.
Peu de précipitations étaient attendues dans les prochains jours, outre les quelques millimètres reçus mercredi, selon Sébastien Robert.
