Deux cougars orphelins sauvés par le Parc Safari
Actualité. Deux nouveaux animaux à l’histoire bien touchante ont récemment fait leur entrée au Parc Safari à Hemmingford. Il s’agit de cougars de l’Ouest canadien dont la mère a été tuée par un braconnier en février. Officiellement arrivés au parc depuis quelques semaines, ces cougars âgés de dix mois s’adaptent tranquillement à leur nouvel environnement qui leur permet de survivre.
Ces adorables cougars sont nés dans un milieu naturel de Calgary, en Alberta. Leur évolution naturelle à l’état sauvage s’est interrompue abruptement à l’âge d’environ cinq mois quand leur mère a été abattue par un chasseur. Devenues orphelines trop jeunes, les petites bêtes n’auraient pas été en mesure de survivre en nature.
Comment a-t-on découvert cette situation ? C’est entre autres grâce à un photographe qui suivait la mère depuis plusieurs années. Ce dernier a remarqué que ses bébés se sont retrouvés seuls.
Sauvetage
Seulement deux sorts étaient possibles pour ces cougars. Ils pouvaient soit se retrouver en captivité dans un parc zoologique accrédité, soit se faire euthanasier. Pour Serge Lussier, président-directeur général (PDG) du Parc Sarafi, l’euthanasie de ces animaux était impensable.
« Les gardes-chasse albertains tenaient aussi à les garder en vie. J’ai rapidement été en contact avec l’Alberta Fish and Wildlife, étant donné que le Parc Safari était le seul endroit disposé à accueillir ces animaux à long terme », explique celui qui est également zoologiste.
Des mesures ont ensuite été mises en place pour pouvoir intégrer adéquatement et le plus rapidement possible les cougars.

Opérations
Les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour l’équipe du Parc Safari qui devait aménager un habitat sécuritaire et adapté aux besoins des cougars. Avant que tout soit prêt, les deux félins ont dû séjourner pendant cinq mois dans d’autres espaces zoologiques, soit un mois au zoo de Calgary où l’on a effectué un bilan de leur santé, ainsi que quatre mois au zoo du grand Vancouver.
Pendant ce temps, un endroit du Parc Safari, où se trouvaient auparavant des lions, faisait l’objet de travaux. « Il faut savoir que des félins de taille moyenne comme les cougars ont notamment besoin d’un espace d’une grande hauteur pour leur permettre de sauter, ainsi que des endroits leur permettant de grimper », précise M. Lussier.
En tout, le coût des opérations permettant le sauvetage des deux bêtes s’est élevé à environ 200 000 $. « C’est complexe et dispendieux, mais cela en vaut la peine. Ce sont les ambassadeurs de notre faune canadienne dont il faut prendre soin », souligne le PDG du zoo.
Nouveaux pensionnaires
Depuis son arrivée en sol québécois, le duo de cougars juvéniles composé d’un mâle et d’une femelle se familiarise tranquillement à sa nouvelle vie.
« Ils demeurent encore timides, surtout la femelle, mais cela viendra avec le temps. On remarque qu’ils adorent s’amuser durant la nuit », raconte celui qui cumule une quarantaine d’années d’expérience dans le domaine de la zoologie. Ce dernier ajoute que des démarches d’enrichissement pour le bien-être de ces animaux se poursuivront au fil du temps.
Les deux cougars s’ajoutent à la liste des espèces canadiennes déjà présentes au parc, avec entre autres le bison, le wapiti et le cerf rouge. « Ces nouveaux pensionnaires sont les premiers qu’on sauve, mais ce ne seront certainement pas les derniers », conclut M. Lussier.
