Normand Lussier fête 50 ans de service: un témoin de l’évolution de la fonderie de Saint-Rémi

Normand Lussier fête 50 ans de service: un témoin de l’évolution de la fonderie de Saint-Rémi

Normand Lussier, au début de sa carrière à la fonderie.

Crédit photo : gracieuseté

HISTOIRE – Normand Lussier, qui est natif de Saint-Rémi, avait 15 ans lorsqu’il a été embauché à la fonderie, un 14 novembre 1967. À l’époque, il gagnait 1,10 $ de l’heure. Aujourd’hui, il y est encore, mais il prendra sa retraite le 27 avril, à l’âge de 66 ans, après un peu plus de 50 ans de carrière.

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M. Lussier a occupé presque tous les postes dans cette entreprise «Au début, je faisais des petites jobs, se souvient M. Lussier. J’ai fait du meulage et du perçage pendant cinq ans, puis j’ai été mouleur pendant huit ans. Au fil du temps, j’avais fait toutes les jobs et on m’a demandé si je voulais superviser des employés. Je suis devenu contremaître en 1980.»

«J’ai passé ma vie là. Je suis content parce que j’ai toujours aimé ce que j’ai fait.»

-Normand Lussier, employé à la fonderie depuis 50 ans

Au pic et à la pelle

Ce métier, un peu artisanal, a très peu changé au fil des années. «C’est le deuxième plus vieux métier du monde, blague Yvon Demers, le directeur de la fonderie. La fabrication des moules en sable n’a pas changé depuis 50 ans. Ce qui a évolué, c’est tout ce qui est autour, comme le système pneumatique pour compacter le sable, le four à l’électricité, les convoyeurs pour transporter le sable et la sécurité.»

M. Lussier se souvient qu’à son arrivée, il n’y avait que deux machines à mouler. Il y en a six aujourd’hui. «Quand je suis entré, il n’y avait pas de lift, raconte M. Lussier. On moulait et on coulait par terre. On démoulait dans une brouette et on allait porter le sable dans un coin. On pelletait le sable à la main pour fournir les deux mouleurs.»

L’aluminium était déchargé à bras et le sable arrivait par camion et devait être pelleté à la main.

Bien que le processus de fabrication des moules se soit mécanisé, les travailleurs de l’époque parvenaient à fabriquer plus de moules qu’aujourd’hui. «On était payé au moule, se souvient M. Lussier. On avait toujours l’ambition d’en faire plus. On pouvait en faire jusqu’à 200 par jour, contre environ 140 aujourd’hui.»