Sourire sans fin amasse des denrées pour offrir du dépannage alimentaire

Sourire sans fin amasse des denrées pour offrir du dépannage alimentaire

Un panier est installé au Tim Hortons de Saint-Rémi pour ramasser les denrées non périssables pour Sourire sans fin.

Crédit photo : gracieuseté

DON – Sourire sans fin sollicite l’aide de la population pour garnir ses tablettes de denrées non périssables. Cette nourriture permet à l’organisme d’offrir de l’aide alimentaire d’urgence tout au long de l’année. Un panier est installé au Tim Hortons de Saint-Rémi pour recueillir les dons.

Les Tim Hortons de Saint-Constant et de Delson participe aussi à cette campagne de Sourire sans fin.

«Les dons seront utilisés tout au long de l’année pour supporter des individus ou des familles en situation de crise», précise Sylvie Rémillard, directrice générale de Sourire sans fin.

Le dépannage alimentaire à Sourire sans fin permet de répondre à des demandes alimentaires ponctuelles et urgentes qui surgissent à tout moment. La majorité de ces demandes sont référées à Sourire sans fin par d’autres organismes de la région.

«Nous répondons à l’urgence de se nourrir et l’intervenante reçoit les autres besoins dans un esprit d’accompagnement, et ce, avec beaucoup de diligence et de discrétion», explique Mme Rémillard.

En 2016-2017, Sourire sans Fin a offert 131 dépannages alimentaires d’urgence, ce qui a permis d’aider 235 personnes qui se trouvaient dans une situation d’extrême nécessité.

«Une solution de court terme, le dépannage alimentaire règle le problème le plus urgent: manger.»

-Sylvie Rémillard, directrice générale de Sourire sans fin

Long terme

Les personnes qui reçoivent de l’aide alimentaire d’urgence pourront ensuite participer au Partageatout, qui permet d’apporter une sécurité alimentaire à plus long terme aux familles, dans l’attente que leur situation financière leur permette de combler leurs besoins.

Partageatout est un service d’entraide alimentaire offert tous les jeudis. Les gens qui viennent chercher des denrées sont d’abord invités à partager un déjeuner.

Après quoi, ils s’impliquent dans différentes tâches, comme le déchargement du camion lors de la cueillette de nourriture chez Moisson Rive-Sud ou encore le triage des denrées et leur distribution.

En attendant leur tour pour recevoir des denrées, les participants peuvent préparer la soupe du midi, élaborer des recettes à partir des denrées distribuées afin de les transmettre aux autres et faire connaissance avec différents intervenants sur place.

Un jeudi sur deux, la camionnette de Sourire sans fin va chercher les gens de la région de Napierville pour leur permettre de se joindre au déjeuner, de recevoir des denrées, avant de repartir après la soupe du dîner.

Les intervenantes de Sourire sans fin pourront aussi offrir d’autres alternatives aux participants du Partageatout, comme le programme des cuisines collectives ou encore le club d’achat.

Des exemples d’aliments les plus demandés

  • Aliments et produits pour bébés (purée, céréales, lait maternisé, couches).
  • Aliments protéinés (poissons en conserve, beurre d’arachide).
  • Lait en boîte (lait Grand Pré ou boissons végétales enrichies comme le lait de soya).
  • Légumes et fruits en conserve.
  • Pâtes alimentaires, quinoa, sauce protéiné en pot.
  • Céréales à déjeuner santé avec grains entiers et collations pour enfants.
  • Soupes en conserve.

Le dépannage alimentaire en chiffres

22 %

Il s’agit du pourcentage des personnes qui ont recours au dépannage alimentaire et qui présentent un problème de consommation, 16 % vivent en situation de crise familiale et/ou de violence conjugale et 22 % souffrent de dépression ou d’un autre problème de santé mentale.

70 %

Il s’agit de la proportion de gens qui ont demandé un dépannage d’urgence  et qui étaient absents du marché du travail au moment de leur demande.

23 %

Près du quart des demandes proviennent de familles monoparentales.

70 %

Plus de 70 % des personnes n’en demandent qu’une seule fois dans l’année.

73 %

On remarque que 73 % des ménages qui ont recours au dépannage alimentaire ont un revenu annuel de moins de 18 500 $.