5 questions au producteur Christian Larouche

5 questions au producteur Christian Larouche
Le film Louis Cyr:L’homme le plus fort du monde prendra l’affiche dans tous les cinémas dès le 12 juillet prochain.

Le film Louis Cyr : l’homme le plus fort du monde fera sa sortie sur grand écran le 12 juillet. Entretien avec le producteur du long métrage. 

1-Coup d’œil:Pourquoi avez-vous choisi de produire ce film, quel a été le facteur déterminant?

Christian Larouche:«Ça commence quand j’étais tout petit.  Je viens de Lac-Bouchette, au Lac-Saint-Jean et il y avait un homme fort, Victor Delamarre, qui habitait sur ma rue, à 15 maisons de chez moi.  Louis Cyr était son idole et il battit certains de ses records.  J’ai grandi avec l’image de ce gars qui a déjà monté un cheval dans un poteau et qui a aussi déplacé une énorme roche, qui se trouve à l’Hermitage St-Antoine.  On était fiers parce qu’il était de notre village.  Il y a aussi l’aspect du personnage historique, du petit Canadien français, qui s’est exilé pour aller travailler dans le coton aux États-Unis parce que sa famille était dans la misère et qui est revenu pour battre des records du monde.»

2-Coup d’œil:Est-ce que ça allait de soi pour vous de faire un film sur Louis Cyr?  Y avez-vous tout de suite vu un sujet d’intérêt?

Christian Larouche:«Il y a plusieurs années, il avait été question d’en faire une télésérie, c’est alors Jocelyn Deschênes qui avait les droits.  Finalement, Radio-Canada a décidé de ne pas faire la série, parce que ça coûtait trop cher.  En 2005, M. Deschênes m’a rappelé pour m’offrir les droits.  Il n’avait pas encore raccroché que j’avais accepté!  Sylvain Guy, le scénariste du film, était déjà associé au projet et j’ai lu une première version en 2007.  Je ne voulais pas d’un film de gars.  Je voulais un film grand public qui touche autant les hommes, les femmes que les enfants.  Il a retravaillé scénario pendant un an pour faire ressortir d’autres éléments de la vie de Louis Cyr, ses failles, sa famille, certains conflits qu’il a vécus.»

3-Coup d’œil:Est-ce qu’Antoine Bertrand est votre Louis Cyr depuis le début du projet de film?

Christian Larouche:«Antoine Bertrand avait été choisi pour faire la série à Radio-Canada.  Quand j’ai acheté les droits, je suis reparti à zéro, je ne voulais pas d’engagements.  Je voulais d’abord choisir le réalisateur.  Je ne voulais pas imposer un acteur au réalisateur et vice versa.  Un jour, j’étais dans un aéroport et Antoine Bertrand est venu me voir en me disant : «Vous savez que c’est moi Louis Cyr?», en faisant référence au choix qui avait été fait pour la série télé.  Je lui avais alors dit que je voulais d’abord choisir le réalisateur.  Finalement, trois ou quatre ans plus tard, je lui ai offert le rôle.»

4-Coup d’œil:Quel a été le budget de la production?

Christian Larouche:«On a dû soumettre notre projet à deux reprises à Téléfilm Canada et à trois reprises à la SODEC.  Le scénario est très fort, mais c’est un film avec un budget de 8,7 M$.  Comme Louis Cyr a beaucoup voyagé à Londres, à New York, on a dû reproduire les décors et les costumes de la haute société.  Nous avons 1000 figurants qui sont tous habillés d’époque.  

5-Coup d’œil:À quel endroit avez-vous tourné et le film et combien de temps a duré le tournage?

Christian Larouche: «On a tourné le film l’an passé.  Nous avons eu 33 jours de tournage.  Nous sommes allés tourner à Valleyfield, à St-Jean, à Sorel et à Montréal.  Notre objectif était de le sortir en 2012, pour les 100 ans de sa mort, mais ça n’a pas fonctionné.  Cette année, c’est les 150 ans de sa naissance.  C’est tant mieux que ça arrive comme ça!»

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