Saint-Jacques-le-Mineur: Au Fil du Vent se lance dans la production de noix

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Par Marc-André Couillard
Saint-Jacques-le-Mineur: Au Fil du Vent se lance dans la production de noix
Claire Isabelle, députée de Huntingdon, en compagnie des propriétaires d'Au Fil du Vent, Pierre Corriveau et sa conjointe, Johanne Plamondon, ainsi que leur fils, Samuel. (Photo : Coup d'œil – Marc-André Couillard)

AGRICULTURE – L’entreprise Au Fil du Vent, située à Saint-Jacques-le-Mineur, est déjà très connue pour le fameux Verjus qu’elle produit à partir de ses quelque 4000 vignes, mais aussi pour ses bleuets, son miel et ses piments Gorria. Les propriétaires ont décidé de diversifier leur offre et ils se lancent maintenant dans la production de noisettes et de noix. 

«J’aime beaucoup la culture des noix, explique Johanne Plamondon, la propriétaire d’Au Fil du Vent, avec son conjoint, Pierre Corriveau. Nous avons des amis à Dunham qui en avaient et on trouvait ça spécial.»

Leur projet était d’aménager une parcelle de terre de 800 m de long et d’un peu plus de 50 m de large, pour en faire une noiseraie.

Ils ont dû irriguer le sol, creuser un bassin de rétention pour l’arrosage des plants, planter une haie brise-vent, pour les protéger, et planter quelque 300 petits buissons de noisetiers d’Amérique et 150 noyers noirs.

Ils ont investi environ 70 000 $ pour l’implantation de ce projet. Ils ont reçu une aide financière de 20 000 $, provenant du programme Territoires: Relève, entrepreneuriat et entreprises de petite taille, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

D’ici deux ans, leur noiseraie comptera pas moins de 3500 noisetiers et 1000 noyers.

«Il ne s’agit que d’une première étape, parce que dans quatre ans, nous allons avoir besoin d’un entrepôt», précise Mme Plamondon.

Marché

Lorsque les plants de noisetiers seront matures, d’ici cinq ans, les propriétaires veulent permettre au public de faire de l’autocueillette. Croquantes et sucrées, ces noix n’ont pas besoin d’être rôties avant d’être consommées.

Les noix, c’est la protéine de l’avenir.

-Johanne Plamondon, propriétaire d’Au Fil du Vent

La valeur marchande des noix est directement liée à la complexité du processus de transformation, alors que les extraire de leur coque nécessite beaucoup de travail. Ainsi, les noisettes se vendent environ 55 $/kg, tandis que les noix du noyer se vendent 100 $/kg. Il faut dire que le noyer ne produit des noix qu’une fois tous les deux ans. Quant aux noisetiers, chaque plant peut produire de 3 kg à 5 kg de noisettes, chaque année.

Restaurants

Outre la vente de noix à leur boutique de Saint-Jacques-le-Mineur, les propriétaires d’Au Fil du Vent ont l’intention d’approcher les restaurateurs et les chefs pour leur proposer ce nouveau produit. Ils sont déjà très présents dans de nombreux restaurants renommés, comme Chez Boulay, La Tanière, Bistro L’Orygine et le Légende, grâce à leur Verjus.

Le Verjus est un jus de raisin acide, qui est produit en récoltant les fruits au début du mois d’août, alors qu’ils ne sont pas encore matures. Il est produit à partir d’un assemblage de trois cépages, soit le Frontenac noir, le Sainte-Croix et le Sabrevois. Le Verjus est utilisé dans la confection de vinaigrettes, en remplacement du citron ou du vinaigre. On peut aussi le consommer avec des huîtres, pour déglacer des sauces ou encore dans un cocktail.

«Avec le Verjus, nous avons déjà une porte d’entrée dans les restaurants, explique Mme Plamondon. Les chefs cherchent toujours des choses pour se distinguer.»

Les noix d’Au Fil du Vent sont vendus sur place, à leur boutique, de même qu’aux restaurateurs.
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