Une école pour sauver le Club de golf Napierville?

Une école pour sauver le Club de golf Napierville?

Le projet consiste à construire trois nouveaux trous

Sport – Une citoyenne tente de convaincre les élus de Saint-Cyprien et de Napierville d’investir dans un projet d’école de golf pour les joueurs juniors dans le but de préparer une relève et d’assurer la survie du Club de golf Napierville. Dominique Rémillard a sollicité les deux municipalités lors de leurs séances du conseil respectives, au début du mois de septembre. Les élus ne se sont pas encore prononcés.

Mme Rémillard, qui est aussi la conjointe de Réal Rémillard, le président du terrain de golf, a présenté son projet et demandé l’aide des élus de Saint-Cyprien sous forme d’un congé de taxe pendant deux ans. Cela représente une somme de 28 000$.

Le projet consiste à ajouter trois trous de 80, 90 et 120 verges, destinés aux jeunes de 5 à 17 ans et d’aménager de nouveaux tertres de départ de niveau junior sur neuf trous du terrain existant. Un petit bâtiment, qui tiendrait lieu d’école, serait construit juste à côté.

Mme Rémillard veut engager un instructeur professionnel qui pourrait donner des cours de soir, mais aussi tenir un camp de jour. Selon Mme Rémillard, le fait d’engager un professionnel leur permettrait de faire partie d’un programme de Golf Québec destiné aux juniors et ainsi d’attirer des tournois.

Créer une relève

Elle n’a pas spécifié la nature de l’aide qu’elle attendait de Napierville. Elle a tenu à préciser que le club de golf est un organisme à but non lucratif. «On ne veut pas faire de l’argent, on veut créer une relève. Dans deux ans, si on ne réussit pas à ce que l’école junior vive par elle-même, ça veut dire que ça ne donne rien de s’acharner», conclut Mme Rémillard.

Selon elle, le golf de Napierville mérite d’être sauvé. «Économiquement, le club de golf a aidé les deux municipalités. Ça amène du monde à la boucherie, à la station d’essence, sans compter le projet domiciliaire autour du golf. Dans dix ans, la moyenne d’âge va être de 80 ans. Qui va être là pour le ternir au bout de ses bras s’il n’y a pas de relève?», demande-t-elle.

Les juniors ont été laissés de côté ces dernières années. Cet été, ils pouvaient s’inscrire pour toute la saison au coût de 95$. Malgré cela, les jeunes n’ont pas été au rendez-vous. «Le golf se tient la tête au-dessus de l’eau», note Mme Rémillard, qui veut à tout prix éviter que l’entreprise ne se retrouve dans une situation précaire comme ce fût le cas en 2007.

Élus

Les élus des deux municipalités ne se sont toujours pas prononcés à savoir s’ils allaient aider financièrement le Club de golf. Ginette Pruneau, la directrice générale de Napierville, a indiqué que le conseil n’avait pas encore pris sa décision, mais qu’une éventuelle rencontre devait avoir lieu avec la direction du golf.

Même son de cloche à Saint-Cyprien. La directrice générale, Nancy Trottier soutient que le conseil est toujours en réflexion. «C’est important pour Saint-Cyprien. Ça apporte un rayonnement et de la notoriété à la municipalité», affirme-t-elle.

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