Six municipalités voient leur population diminuer

Six municipalités voient leur population diminuer

Deux municipalités de la MRC du Haut-Richelieu n’apprécieront certes pas les données du recensement 2011. Avec des baisses respectives de 10,4% et 6%, Saint-Blaise-sur-Richelieu et Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix enregistrent une forte baisse de leur population sur une période de cinq ans. Des diminutions sont aussi enregistrées à Saint-Georges-de-Clarenceville (4,5%), Henryville (4,3%), Noyan (4,2%) et Saint-Valentin (1,7%). À Saint-Blaise-sur-Richelieu, la population s’établit maintenant à 1837 habitants, comparativement à 2050 en 2006. Avec une baisse de 213 habitants, la municipalité voisine de Saint-Jean-sur-Richelieu enregistre la perte démographique la plus élevée de la MRC. C’est ce que révèlent les premières données du recensement de 2011 publiées le 8 février par Statistique Canada Le maire de Saint-Blaise-sur-Richelieu, Jacques Desmarais, ne cachait pas sa surprise lorsque 6082 l’a contacté, lundi dernier. «Je mets un peu en doute ces chiffres, affirme-t-il d’emblée. Ce n’est pas tout à fait ce que nous observons. Nous avons même cinq à six nouvelles constructions.» Même son de cloche à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, où le maire Gérerd Dutil affirme qu’il n’y a pas eu de mouvement de population depuis 2006. Pourtant, le recensement indique que 119 résidents ont élu domicile ailleurs. «Je me demande si Harper sait toujours compter. À Québec, on indique que la municipalité compte 2048 habitants. C’est plus réaliste», souligne-t-il. Bien qu’il existe des disparités entre le registre du gouvernement du Québec et le recensement, l’analyste de Statistique Canada, Laurent Roy, est convaincu que les plus récentes données sont les bonnes. «Nos statistiques sont très fiables. En plus, les municipalités touchées par les inondations ont été visitées au porte-à-porte en juillet afin de compléter les formulaires», affirme-t-il. Gagnantes Si ces données ne font pas l’affaire de tout le monde, d’autres les accueillent avec enthousiasme. C’est le cas de Jacques Landry, maire de Venise-en-Québec. Au cours des cinq dernières années, il a vu sa population passer de 1319 habitants à 1547, en hausse de 17,3%. «C’est extraordinaire, affirme le maire. Il y a beaucoup de nouvelles résidences. On le voit dans les permis de construction accordés. Ce n’est que le début. Il y a encore de beaux projets à venir.» Cet enthousiasme est partagé par le maire de Sainte-Brigide-d’Iberville. Depuis 2006, on compte 108 habitants de plus dans sa municipalité, ce qui correspond à une hausse de 8,8%. «Je pense que cette augmentation est principalement due au petit baby-boom que nous connaissons. Nos jeunes familles s’agrandissent. Quelques logements se sont aussi ajoutés au cours des dernières années», soutient Patrick Bonvouloir. Ce dernier prédit que la croissance se poursuivra dans les années à venir. «Nous avons un projet de développement domiciliaire d’environ 90 résidences sur le point de se concrétiser. Nous pensons attirer la classe moyenne. C’est primordial pour la survie de notre école», croit-il. Développement Cet élu n’est pas le seul à miser sur la construction pour attirer de nouveaux visages. À Saint-Georges-de-Clarenceville, le maire Louis Hak est convaincu que la perte démographique n’est qu’une tendance passagère. Entre 2006 et 2011, sa municipalité a perdu 50 habitants. «Nous avons plusieurs retraités qui démolissent leur ancien chalet, rebâtissent des maisons et s’installent de manière permanente. De plus, nous avons un projet domiciliaire de 43 maisons qui s’en vient. Nous pensons attirer plusieurs familles», souligne-t-il. Dans la MRC du Haut-Richelieu, on observe une hausse globale de 5%. La population est passée de 108 892 habitants en 2006 à 114 344 en 2011.

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