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Récit d’une nuit de bénévolat hors du commun pour Opération Nez rouge

Récit d’une nuit de bénévolat hors du commun pour Opération Nez rouge
Le journaliste au Coup d'oeil

Pour une troisième année, j’ai participé à l’Opération Nez rouge à titre de bénévole en compagnie de ma collègue Myriam Tougas-Dumesnil, qui collabore à l’occasion avec le journal Coup d’œil, et de sa sœur, le 23 décembre. Embarquez avec nous dans ce récit d’une nuit aussi originale que valorisante.

20 h 30. On arrive à la base temporaire de l’Opération Nez rouge du Haut-Richelieu, située à la caserne de pompiers à Saint-Jean-sur-Richelieu. On se présente à l’accueil. Nous sommes reçus avec un large sourire par une autre bénévole. Ce n’est pas la première fois qu’elle participe à Nez rouge, c’est évident. La machine est bien huilée, tout est très bien organisé.

On passe dans la salle voisine où se trouvent de grandes tables et des chaises. C’est là que nous attendrons d’être appelés pour effectuer notre premier raccompagnement. Avant de partir, un vétéran bénévole nous offre une formation d’une trentaine de minutes. Consignes de sécurité, informations pratiques, utilisation de la radio pour communiquer avec la base; ces quelques conseils suffiront pour nous permettre de passer une nuit sans encombre.

Une fois la formation terminée, on passe au vestiaire où on nous remet tout le nécessaire du parfait accompagnateur: un dossard rouge à l’effigie de l’Opération Nez rouge, une pochette qui contient les reçus aux fins d’impôts que nous remettons aux clients qui offriront un don et la radio.

Départ

On retourne s’asseoir en attendant notre première assignation. Nos voisins de table jouent aux cartes. Les Canadiens de Montréal perdent 4 à 2, selon le petit écran qui diffuse la partie sans son. De notre côté, nous optons pour une petite virée au buffet situé au fond de la salle. D’autres bénévoles ont généreusement préparé des plats pour que nous puissions débuter notre soirée le ventre plein. Soupe aux pois, crème de poivron, fruits frais, biscuits et muffins sont au menu.

Une dizaine d’équipes sont arrivées avant nous. Elles partiront les premières.

23 h. Le numéro quatre s’illumine sur le grand tableau accroché au mur de la salle des bénévoles. C’est notre numéro d’équipe. C’est un départ pour un premier raccompagnent!

On doit se rendre à Iberville pour aller chercher un homme qui veut retourner chez lui, à Saint-Luc. Sympathique personnage. C’est un musicien, qui nous raconte ses belles années. Oups! Passés tout droit. Petit demi-tour, et voilà, un premier raccompagnement complété.

«Équipe 4 à la base, notre client est déposé, nous sommes à nouveau disponibles, dit-on via la radio. 10-4.»

Question de rester bien éveillés, nous allons au Tim Hortons en attendant une nouvelle assignation. La bannière offre le café gratuitement toute la nuit aux bénévoles de Nez rouge. Génial!

Il est minuit, nous recevons notre deuxième assignation. Direction Iberville!

Les mêmes questions reviennent souvent de la part des clients. «Est-ce qu’il arrive que des clients sont agressifs?», «Est-ce que vous êtes payés pour faire ça?», «Est-ce que les gens sont malades dans la voiture?» Non, non et… généralement non. Il faut aussi se rappeler que nous raccompagnons les clients dans leur propre voiture et que nous avons toujours un sac de plastique avec nous en cas d’urgence.

Nous en profitons pour démystifier notre bénévolat, question de donner envie aux gens de tenter l’expérience à leur tour.

Il est 3 h, on ferme !

3 h du matin. Nous en avons assez. La fatigue commence à se faire ressentir. «Équipe 4 à la base, nous sommes fatigués, nous avons terminé notre soirée», lance-t-on.

«Merci beaucoup équipe 4, nous répond la gentille répartitrice. On vous attend. Soyez prudents.»

De retour à la base, nous remettons notre matériel et les dons des clients pour un total de 70$. Cet argent sera remis au Club optimiste Saint-Eugène pour financer des activités pour les jeunes.

Bilan de notre nuit: six personnes raccompagnées en toute sécurité, leur voiture stationnée à la porte de leur maison. Certaines d’entre elles utilisaient Nez rouge pour la première fois et n’hésiteront pas à y recourir à nouveau.

Nous rentrons à notre tour à la maison, un peu fatigués, mais avec le sentiment du devoir accompli. Des rencontres intéressantes, des rires, des anecdotes et des vies sauvées, c’est ce que nous réserve une nuit à titre de bénévole pour l’Opération Nez rouge.

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