Décès de Gérard Cyr à Saint-Cyprien:Une vis à grain est à l’origine de l’accident

Décès de Gérard Cyr à Saint-Cyprien:Une vis à grain est à l’origine de l’accident
C'est en déplaçant manuellement une vis à grain semblable à celle-ci que M. Cyr a fait une chute fatale.

Rapport – La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) conclut que c’est une méthode de travail déficiente lors du déplacement manuel d’une vis à grain qui a causé le décès de Gérard Cyr, le 8 novembre 2014.

L’accident est survenu à l’entreprise de M. Cyr et Ghislaine Tétreault, située au 24, rang Cyr, à Saint-Cyprien. M. Cyr a fait une chute mortelle d’une hauteur d’environ 4,5 mètres, lorsque la vis à grain qu’il déplaçait manuellement a basculé.

Le jour de l’accident, M. Cyr transfère le maïs récolté sur ses terres dans un silo à l’aide d’une vis à grain. Il constate que le silo est plein et demande à un travailleur qui l’accompagne de l’aider à déplacer manuellement la vis à grain vers un autre silo.

L’enquête de la CSST révèle que M. Cyr soulevait légèrement l’extrémité d’alimentation de la vis à grain pour éviter qu’elle accroche le sol pendant que le travailleur qui l’aidait poussait sur le châssis de roulement, pour la déplacer.

Chute fatale

Lors de son déplacement, la vis à grain était en position haute, ce qui a eu pour effet de déplacer son centre de gravité. La vis à grain a basculé, entraînant M. Cyr vers le haut. Lorsque l’extrémité de l’appareil a touché le sol, M. Cyr a perdu prise et fait une chute de près de cinq mètres. Il est transporté à l’hôpital, où son décès est constaté.

La simulation et l’évaluation théorique effectuées par la CSST indiquent qu’il faut une force d’environ 30 kilogrammes pour soulever l’extrémité de la vis à grain du sol, lorsque cette dernière est en position haute. Dès qu’elle atteint une hauteur de 43 centimètres, le basculement de la vis vers l’avant s’amorce.

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À la suite de l’accident, la CSST a interdit à l’entreprise de procéder au déplacement de ses vis à grain manuellement. «On doit la déplacer à l’aide de machinerie agricole, explique Nathalie Dufour», porte-parole de la CSST.

La CSST informera l’Union des producteurs agricoles des conclusions de son enquête. Le ministère de l’Éducation diffusera le rapport d’enquête dans les établissements d’enseignement qui offrent des programmes d’études en agriculture, et ce, à des fins pédagogiques. «On rencontre beaucoup d’étudiants et on leur présente des rapports d’enquête pour les sensibiliser aux dangers», explique Mme Dufour.

Il est possible de visionner une courte vidéo produite par la CSST de la simulation de l’accident ici.

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