Il y aura une coopérative santé à Hemmingford

Suite à une consultation publique, qui s’est tenue le 17 septembre dernier, à laquelle les citoyens ont participé en grand nombre, la décision a été prise d’aller de l’avant et de mettre sur pied une coopérative de santé à Hemmingford.

Dans une entrevue accordée au Coup d’œil quelque jours avant la consultation publique, Sylvie Dubuc, chargée du projet de la coopérative santé, avait laissé entendre que le taux de participation à cette consultation allait orienter leur décision, comme un indice de l’intérêt de la population pour ce projet.  Plus de 130 personnes se sont finalement présentées, la salle était pleine, il y aura donc une coopérative santé à Hemmingford.

Propager la bonne nouvelle

Bien que la décision soit prise d’aller de l’avant, Mme Dubuc tient à rappeler qu’ils ont besoin d’au moins 500 membres pour que le projet soit viable.  «Lors de la consultation publique, nous avons amassé une centaine de noms de personnes intéressées.  On voit qu’il y a un besoin et une demande, explique-t-elle.  On nous a aussi dit que beaucoup de gens qui ne pouvaient pas être présents sont en faveur.»

Pour le moment, le comité provisoire travaille à trouver un local.  Ils sont présentement en négociations et Mme Dubuc espère que ce soit chose faite dans les semaines à venir.  «Dès qu’on a 500 membres inscrits, on va ouvrir la coopérative de santé, qui sera accessible à tout le monde.»

Combien ça coûte

Rappelons que le projet prévoit la présence d’une infirmière qui pourra notamment assurer des suivis pour les gens qui ont le diabète, faire des changements de pansement, administrer des vaccins, etc.

Les coûts de ce projet seront assumés à même la contribution annuelle des membres.  N’importe qui peut devenir membre, peu importe où les gens résident.  Il en coûte 20$ pour la part sociale, que l’on paie une seule fois.  Ensuite, ce sera gratuit pour les enfants de 0 à 13 ans.  Il en coûtera 50$ par année pour les 14 à 17 ans et 100$ par année pour les 18 ans et plus. 

Aucun autre frais ne sera perçu et c’est la raison pour laquelle un nombre minimal de 500 personnes doivent devenir membres.  «On ne pourra pas avoir le service 5 jours par semaine avec seulement 500 membres, admet Mme Dubuc.  Les subventions qu’on va avoir, ce sera pour du matériel pour démarrer.»  C’est donc dire que plus il y aura de membres, plus le nombre d’heures de service pourra être étendu.  Et comme il s’agit d’une coopérative, c’est l’ensemble des membres qui décideront de l’orientation que prendra ce service de santé.

Il est à noter que les gens qui se présenteront à la coopérative de santé sans être membres pourront eux aussi recevoir des soins, mais ils devront payer un tarif à la carte, selon les soins reçus. 

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