La Chambre de commerce change de nom

La Chambre de commerce change de nom
Robert Le Royer

Souhaitant développer le sentiment d’appartenance des commerçants, la chambre de commerce de la région, qui regroupe environ 150 membres actuellement, se dote d’un nouveau nom plus représentatif : la Chambre de commerce des Jardins de Napierville.

La nouvelle appellation a été dévoilée le 4 juin, lors de la 16e édition du tournoi de golf annuel de la Chambre. Son nouveau directeur général, Robert Le Royer, a fait cette annonce aux quelque 75 personnes qui étaient présentes pour l’événement, dont Michel Lavoie, le maire de St-Rémi, Claire Isabelle, candidate aux prochaines élections pour la Coalition Avenir Québec ainsi que trois commissaires de la Commission scolaire des Grandes- Seigneuries.

Ce changement de nom vise une plus grande visibilité et répond à une volonté de développer le sentiment d’appartenance des commerçants.  «On est bien positionné avec le Circuit du paysan, les Fêtes de Louis Cyr et l’événement Culture, arôme, cidre et vin, qui se déroulera au Parc Régional de St-Bernard-de-Lacolle, explique M. Le Royer.  La Chambre de commerce doit être forte.  On veut que les commerçants sachent que s’ils ont des projets, la Chambre de commerce est là.» 

Si auparavant la chambre de commerce portait le nom de Chambre de commerce Hemmingford, Napierville, St-Rémi, cela ne reflétait pas fidèlement le champ d’action de cette dernière, qui couvre l’ensemble de la MRC et au-delà.  Selon Karine Demers, présidente de la Chambre de commerce, le nom précédent avait pour effet d’exclure certaines municipalités.  «Comme on nommait trois villes dans le nom, les gens de St-Michel ou de Sherrington se sentaient exclus, alors qu’ils font partie du territoire couvert par la chambre de commerce.» 

De plus, des commerçants venus de l’extérieur de la région sont aussi membres de la Chambre de commerce.  «On a des membres de Lacolle et de St-Valentin, mais aussi quelques-uns de Brossard et de St-Lambert, notamment des firmes d’arpenteurs qui travaillent beaucoup dans le coin», explique M. Le Royer.

Une Chambre de commerce ouverte à tout le monde

M. Le Royer croit que les commerçants de la région ont avantage à se regrouper au sein d’une même chambre de commerce parce qu’ils vivent tous la même réalité.  «On ne fait pas de distinctions parce que tous les commerçants vivent les mêmes choses, que ce soit à Napierville, à St-Rémi ou à St-Cyprien.  L’esprit de campagne, ça ne marche plus comme ça aujourd’hui. C’est important de travailler tous ensemble.  Hemmingford, Napierville et St-Rémi, ce sont trois châteaux forts, trois pas de danse différents et la Chambre de commerce regroupe tout ça.»

Aujourd’hui la Chambre de commerce des Jardins de Napierville rassemble environ 150 commerçants et M. Le Royer souhaite ardemment accueillir de nouveaux membres dans ses rangs.  «Moi je suis en recrutement, soutient M. Le Royer, surtout à Napierville parce que j’ai mon entreprise à St-Cyprien et je suis à l’affût.»  M. Le Royer est aussi le copropriétaire, avec ses fils, du vignoble LeRoyer St-Pierre.

Une chambre de commerce «qu’osse ça donne?»

Selon M. Le Royer, être membre de la chambre de commerce offre plusieurs avantages.  Il en coûte 75$ annuellement pour être membre, mais les commerçants ont droit à une gamme de services, dont l’assermentation gratuite de documents officiels, une réduction des coûts du service du système Interac, une visibilité pour leur entreprise à travers le site Internet de la Chambre de commerce et par le biais d’un cahier publicitaire de cette dernière dans le journal et la possibilité de souscrire à des assurances collectives.

La chambre de commerce permet aussi de représenter les intérêts des commerçants auprès différents paliers de pouvoir.  «Je suis la bouche des commerçants auprès des élus, explique M. Le Royer.  Si des commerçants se sentent lésés, on les écoute.  On veut les encourager et leur dire que la Chambre est là et que c’est à eux de s’en servir.  La Chambre de commerce, c’est comme un syndicat.  Son principe, c’est l’union et l’union c’est la force.»

Sylvie Mathieu, propriétaire du fleuriste Art Déco, à Napierville, croit que la Chambre de commerce peut aussi servir à valoriser les commerçants localement.  «Les gens ne voient pas nécessairement l’intérêt d’être membre de la chambre de commerce au départ.  Pourtant, c’est une vitrine pour soutenir l’achat local.  Les gens n’embarquent pas automatiquement et je trouve ça de valeur», explique-t-elle.

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