Le torchon brûle entre les pompiers de Napierville/Saint-Cyprien et la direction

Le torchon brûle entre les pompiers de Napierville/Saint-Cyprien et la direction
Les pompiers interprètent l'installation de caméras cachées dans la caserne comme de la mauvaise foi de la part de la direction.

Travail – Les pompiers de Napierville/Saint-Cyprien, par le biais de leur association syndicale, ont récemment déposé une plainte à la Commission des relations du travail (CRT) après avoir retrouvé deux caméras cachées à la caserne. La direction prétend être dans ses droits parce que des actes de vandalisme y ont été commis.

C’est au moment de nettoyer la hotte de la cuisinière, il y a quelques semaines, que les pompiers ont découvert le dispositif de surveillance qui y avait été placé, à leur insu. Une seconde caméra a été installée à l’endroit où l’équipement des pompiers est entreposé.

Les pompiers interprètent ce geste comme de la mauvaise foi de la part de la direction. Il faut dire qu’ils sont en pleine négociation de leur convention collective.

«C’est une violation inacceptable de la vie privée, poursuit le conseiller syndical du Syndicat des pompiers du Québec (SPQ). Le climat de travail était déjà exécrable, mais cette fois, le directeur du Service de sécurité incendie, Patrick Gagnon, a dépassé les bornes. Il n’a tout simplement plus la confiance des pompiers.»

Direction

La direction prétend être dans ses droits. Des actes de vandalisme ont été perpétrés à au moins cinq reprises, ce qui justifie l’installation de caméras, explique M. Gagnon. On parle notamment d’une chaise qui aurait été découpée à l’aide d’un couteau et d’un «X» dessiné au crayon marqueur sur un casque de pompier.

«On avait un avis juridique de l’avocat de la municipalité, soutient M. Gagnon. On a fait ça pour protéger les biens des citoyens et pour protéger les pompiers, pour ne pas que tous les pompiers ne passent pour des malfaiteurs.»

Demande

Les pompiers avaient demandé à la direction d’utiliser un local pour tenir leurs réunions syndicales. M. Gagnon affirme qu’aucune caméra n’a été installée à cet endroit. Ces caméras avaient pour seul but d’identifier le malfaiteur, précise M. Gagnon et aucun micro n’a été installé dans la caserne.

Les deux caméras ne sont actuellement plus en fonction, mais elles sont là pour rester, prévient M. Gagnon. Elles seront remises en fonction et une note de service sera distribuée pour en prévenir les pompiers. «Nous avons dit au président du syndicat que cette situation était intolérable. Le message semble avoir passé puisqu’il n’y a pas eu d’autres méfaits depuis», se réjouit M. Gagnon.

La négociation du contrat de travail entre les parties a été rompue suite à la décision des pompiers de quitter la table de négociations, le 17 juin, et de faire appel à un arbitre. En ce qui concerne la plainte à la CRT dans le dossier des caméras, une audition doit se tenir au mois d’octobre, selon M. Piteau.

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