Produits chimiques à Sainte-Clotilde

Produits chimiques à Sainte-Clotilde
2000 barils contenant des matières dangereuses sont entreposés illégalement dans ce séchoir à oignons de Sainte-Clotilde.

Environnement – Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques a émis une ordonnance à deux entreprises de Montréal pour qu’elles cessent l’expédition et l’entreposage illégal de 2000 barils de matières dangereuses dans un bâtiment agricole à Sainte-Clotilde, le 17 octobre dernier.

Les entreprises qui utilisent ce local sont L.R. Print.Sol et L.R. Print.Sol Environnement, qui sont basées à Saint-Léonard. Elles se spécialisent dans la vente de produits chimiques nécessaires à la fabrication d’encre.

Les deux entreprises visées par cette ordonnance disposent de 30 jours pour sécuriser les lieux et disposer ces barils de matières dangereuses dans un lieu autorisé à cette fin. Elles devaient transmettre une confirmation écrite de leurs intentions dans les 24 heures suivant la réception de l’ordonnance, ce qu’elles n’ont toujours pas fait. En attendant, le lieu est gardé 24 heures sur 24 par une agence de sécurité depuis le 20 septembre, et ce, aux frais du Ministère.

Le Service de sécurité incendie de la MRC des Jardins-de-Napierville et la Sûreté du Québec ont découvert les barils en juin dernier, suite à un appel du propriétaire du bâtiment en question, un séchoir à oignons situé au 802, rang 3. Lors de cette intervention, la SQ a aussi intercepté un camion rempli de 96 barils.

Risque d’incendie

L’entreposage de ces barils «représente un risque d’atteinte sérieuse à la santé humaine ou à l’environnement». De plus, au regard du «caractère hautement inflammable des substances contenues dans certains barils, les risques d’incendie sont élevés», est-il écrit dans dans l’ordonnance du ministère de l’Environnement transmise aux entreprises fautives.

On peut aussi y lire qu’«advenant un incendie, il existe un risque de projection de barils sous l’effet de la chaleur» et que le risque d’émissions de substances toxiques dans les fumées nécessiterait une évacuation dans un vaste périmètre.

L.R. Print.Sol

Le Coup d’œil est parvenu à parler au directeur de l’entreprise, Tony Abdolly. Il a d’abord affirmé que le propriétaire, Reza Tehrani, était à l’extérieur du pays. M. Abdolly nous a expliqué qu’il n’avait aucune information par rapport au site de Sainte-Clotilde. Selon lui, ce n’est pas son entreprise qui loue ce local.

Selon M. Abdolly, les barils appartiennent à L.R. Print.Sol, mais leur contenu appartiendrait plutôt à ses clients. «Tout le monde utilise mes barils, dit-il. Je ne fais pas d’encre. Mes clients font de l’encre avec mes produits chimiques.»

Une enquête au niveau pénal pourrait être déclenchée compte tenu de l’inaction de l’entreprise, prévient M. Ouellet. «Le ministère peut faire les travaux et prendre les mesures pour réclamer les frais à l’entreprise», soutient M. Ouellet.

Le 2 mars 2013, le quotidien La Presse rapportait que Le propriétaire de L.R. Print.Sol, l’homme d’affaires Reza Tehrani, a été arrêté par la Gendarmerie royale du Canada en novembre 2012. Il a été accusé de complot, fraude et abus de confiance pour des délits présumément commis par l’intermédiaire de ses entreprises, dont L.R. Print.Sol.

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