Un élève de l’école Louis-Cyr et ses fourmis à la finale d’Expo-sciences

Un élève de l’école Louis-Cyr et ses fourmis à la finale d’Expo-sciences

Hugo Cardinal, un élève de cinquième secondaire à l’école secondaire Louis-Cyr, est un passionné de myrmécologie.  Ça vous dit quelque chose ?  Il s’intéresse à l’étude des fourmis.  Il les étudie et les observe depuis de nombreuses années et en possède plus de 500.  Il participera à la finale provinciale de la compétition scientifique Expo-sciences, à Terrebonne, du 9 au 12 avril. 

C’est la première fois qu’un élève de l’école Louis-Cyr atteint la finale et il est le seul représentant de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries. Son projet, qui porte sur l’effet des ondes électromagnétiques sur les fourmis, a été retenu au terme de la finale régionale d’Expo-sciences, qui se tenait les 14 et 15 mars, à Sorel.  Il s’est aussi vu décerner une mention spéciale de l’École Polytechnique de Montréal. 

«Les juges de la finale régionale ont été impressionnés par l’ampleur des connaissances d’Hugo ainsi que l’aisance et la passion avec laquelle il exposait ces connaissances complexes au grand public», explique Sébastien Guay, qui enseigne la science physique à l’école Louis-Cyr.

Selon Hugo Cardinal, l’effet des ondes électromagnétiques sur la santé a fait l’objet de nombreuses études, dont les résultats ne font pas l’unanimité dans la communauté scientifique.  Les êtres humains sont constamment bombardés d’ondes électromagnétiques, qui sont par exemple émises par les téléphones cellulaires et les réseaux d’Internet sans fil.  «Plusieurs études avaient déjà été réalisées au sujet de l’effet des ondes électromagnétiques sur les colonies de fourmis, mais plusieurs se contredisaient, explique Hugo Cardinal.  Je voulais apporter ma contribution en exposant une colonie à une source de rayonnement électromagnétique, puis en comparant le comportement de ces fourmis à celui d’une colonie témoin n’ayant pas été exposée à un tel rayonnement.» 

Résultat: il n’a pas observé de différences significatives entre les deux colonies de fourmis.  L’étude dont il s’est inspiré, réalisée en Belgique, avait plutôt montré que les fourmis soumises à ce rayonnement avaient de la difficulté à se mouvoir et à se repérer. 

L’an prochain, il poursuit son parcours scolaire au Cégep de Saint-Jean, en science de la nature.  Il aura sûrement l’occasion de poursuivre ses recherches sur cette espèce animale qui le passionne.

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