Un sceau de qualité pour le vin et le cidre de glace

Un sceau de qualité pour le vin et le cidre de glace
Les vignerons et les cidriculteurs québécois voient leur savoir-faire authentifié grâce aux deux nouvelles indications géographiques protégées.

Terroir – Les vignerons et les cidriculteurs québécois voient leur savoir-faire authentifié grâce à deux nouvelles indications géographiques protégées (IGP). Le «cidre de glace du Québec» et le «vin de glace du Québec» sont officiellement reconnus par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Pierre Paradis, depuis le 19 décembre.

Ces deux nouvelles appellations permettront aux consommateurs d’ici et d’ailleurs d’avoir l’assurance que les produits ainsi désignés présentent des caractéristiques distinctives et qu’ils proviennent bien du Québec. Les vins et les cidres de glace devront notamment respecter des normes de production strictes par rapport à la traçabilité des intrants utilisés dans les champs, le type de traitement phytosanitaire employé et le respect des cycles de gel et de dégel.

À titre d’exemple, pour qu’un produit puisse porter le nom de vin de glace, les raisins doivent avoir gelé naturellement, à l’extérieur, sur la vigne. Les produits devront être certifiés par l’organisme de contrôle externe et indépendant Ecocert. Ces IGP seront utilisés à partir du millésime 2014.

Yvan Quirion, propriétaire du vignoble Domaine Saint-Jacques, à Saint-Jacques-le-Mineur, et vice-président de l’Association des vignerons du Québec, se réjouit de cette nouvelle. «Le Québec est la première et la seule province canadienne à avoir de telles appellations, dit-il. Au Québec, on fait le meilleur vin de glace au monde et la certification est extrêmement rigoureuse et exigeante.»

Pour illustrer son propos, M. Quirion explique que pour produire le vin de glace, le raisin doit être pressé à l’extérieur et la température doit être de moins huit degrés ou moins tout au long des 12 à 18 heures que dure le pressage, sans quoi on ruine le processus. «Ces appellations serviront à éviter la contrefaçon, mais surtout à faire valoir notre unicité au niveau des conditions climatiques et le très haut niveau qualitatif de nos produits à l’international», ajoute-t-il.

Les cidriculteurs sont aussi très heureux de cette reconnaissance. Ces nouvelles appellations vont leur permettre de faire la promotion des critères qui font la spécificité de ces produits du terroir, ce qui ne se faisait pas auparavant.

«C’est une excellente nouvelle! Ça fait une quinzaine d’années qu’on travaille là-dessus, explique François Pouliot, président et fondateur de la cidrerie La face cachée de la pomme, à Hemmingford, qui fut la toute première à commercialiser le cidre de glace dans le monde, il y a de cela 20 ans. Ça met un sceau de qualité sur notre travail. Ça permet de préserver un savoir-faire développé au Québec et ça établit un niveau à atteindre pour l’international.»

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