Une démonstration qui valait mille mots à Saint-Rémi

Une démonstration qui valait mille mots à Saint-Rémi
La Sûreté du Québec (SQ) et les pompiers de Saint-Rémi ont rencontré près de 170 jeunes de 16 et 17 ans

Simulateur de tonneaux – Près de 170 jeunes de l’école secondaire Pierre-Bédard, à Saint-Rémi, ont assisté à une démonstration des conséquences pour les passagers de ne pas être attachés en voiture, lorsque survient un accident.

La Sûreté du Québec (SQ) et les pompiers de Saint-Rémi ont rencontré près de 170 jeunes de 16 et 17 ans, le 17 octobre, pour les sensibiliser au port de la ceinture de sécurité. Le programme «En voiture, bouclez-la!» de l’Opération Nez rouge, qui est appuyé financièrement par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), aborde différents thèmes associés au port de la ceinture, dont les risques d’éjection et la circulation des objets libres dans l’habitacle. Cette démonstration se fait à l’aide d’un simulateur de tonneaux.

«Une voiture qui circule à 70 km/h peut faire jusqu’à huit tonneaux en cas d’accident, explique l’agente de la Sûreté du Québec Nancy Clair. À 50 km/h, on est projeté à 20 fois notre poids. On peut tuer la personne qui est à côté de nous», précise-t-elle. Mme Clair témoignait du fait que les services d’urgence avaient déjà retrouvé un individu dans un arbre, après avoir été projeté à l’extérieur de son véhicule lors d’un accident, parce qu’il n’était pas attaché.

Les différents scénarios de simulation ont permis d’observer ce qui arrive lorsqu’une personne n’est pas attachée, lorsque le siège d’un enfant est mal attaché ou encore le risque que représente la libre circulation d’objets dans l’habitacle, comme un sac de hockey.

Les pompiers étaient aussi présents pour faire une démonstration de la façon dont on extrait une personne d’un véhicule accidenté à l’aide de pinces de désincarcération.

Jeunes ambassadeurs

Neufs de ces élèves participent aussi projet Jeunes ambassadeurs en sécurité routière, initié par la SAAQ. Au mois de décembre, ils visiteront le centre de traumatologie de l’Hôpital général de Montréal en compagnie du chef de l’urgence. «On montre aux jeunes les conséquences d’un accident d’auto et ils retournent en parler dans leur milieu», explique Katy Laframboise, coordonnatrice à la sécurité routière en Montérégie, à la SAAQ. Dès le mois de janvier, ces jeunes animeront une douzaine de capsules d’information en classe, qui traiteront de la vitesse, de l’alcool, de la fatigue et des textos, entre autres.

«C’est la première année qu’on fait ça. Je m’attendais à avoir un élève par classe et il y en a neuf pour trois classes», explique Robert Moreau, qui enseigne à l’école Pierre-Bédard.

«Je connais quelqu’un qui a eu un accident et qui est paralysé des jambes. Ça m’a marqué, raconte Sandrine, qui fait partie des élèves qui se sont portés volontaires pour devenir des ambassadeurs dans leur classe. Je n’ai pas le goût que ça arrive à d’autres.» Un autre jeune ambassadeur, Alexis, connait lui aussi quelqu’un qui a eu un grave accident de voiture. «Je veux sensibiliser le monde, dit-il. J’ai une amie qui a fait un face à face avec une personne qui était saoule et elle garde une grosse cicatrice.»

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