Une pétition contre la gestion de la crise de l’eau à Saint-Rémi

Une pétition contre la gestion de la crise de l’eau à Saint-Rémi
Comme tous les Saint-Rémois

Environnement – Alors que l’avis d’ébullition de l’eau perdure depuis presque trois mois à Saint-Rémi, un citoyen lance une pétition réclamant le remboursement des taxes du service d’aqueduc et demande la distribution d’eau potable aux résidents touchés. 

Comme tous les Saint-Rémois, Dominic Tremblay doit faire bouillir son eau durant une minute depuis le 7 février, car des coliformes fécaux ont été découverts dans le puits du nouveau parc industriel. Il qualifie la situation «d’infernale».

«Tout devient plus compliqué. On ne peut pas se brosser les dents avec l’eau du robinet. Comme je travaille à Sainte-Catherine, j’amène mes fruits et légumes au travail pour les laver plutôt que de faire bouillir l’eau, puis de la refroidir chez moi», explique-t-il.

Après le dépôt de la pétition, il envisage d’intenter un recours collectif contre la Ville.

«Je veux démontrer qu’il y a ingérence dans le dossier, mentionne celui qui demeure à Saint-Rémi depuis plus de 40 ans. La Ville ne semble pas avoir de solutions à court terme. Notre patience a des limites.»

Pas de distribution d’eau potable

M. Tremblay propose que Saint-Rémi distribue de l’eau potable gratuitement  aux citoyens.

«La Ville n’est pas tenue de fournir de l’eau potable lorsqu’il y a un avis d’ébullition. Nous devons le faire si un avis de non-consommation de 72 heures est annoncé», explique Cynthia Ménard, directrice des communications à la Ville.

Saint-Rémi affirme être au courant de la pétition de M. Tremblay.

«C’est dommage qu’il passe par cette voie, mais c’est le droit des citoyens de déposer une pétition», rappelle Mme Ménard.   

Par ailleurs, Saint-Rémi se dite confiante que sa demande auprès du programme provincial PRIMEAU, qui couvrirait 50% des coûts liés à de nouvelles installations d’eau, soit acceptée.

«En attendant, nous discutons avec le ministère de l’Environnement afin de le convaincre de lever l’avis bientôt», conclut M. Ménard.

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