Réduire les risques de démence une habitude à la fois

Aînés. Une douzaine de facteurs de risque seraient liés à 40 % des cas de démence à travers le monde. La bonne nouvelle, c’est que plus des deux tiers des Canadiens ont déjà des habitudes de vie qui contribuent à en diminuer les risques. Et vous ? Quelle habitude êtes-vous prêt à adopter pour réduire encore plus vos chances de la développer ?

La démence se caractérise par un ensemble de symptômes qui touchent les fonctions cérébrales. Elle s’illustre souvent par un déclin de la mémoire, une perte de coordination ou encore des changements d’humeur et de comportement.

Si l’Alzheimer est la forme la plus courante de la démence, il en existe plusieurs autres variantes comme la démence vasculaire, la maladie à corps de Lewy et le syndrome de Korsakoff.

Les projections sur le nombre de Canadiens atteints de démence au cours des prochaines décennies sont peu encourageantes. Le Québec compte 170 000 personnes qui vivent avec la maladie d’Alzheimer. D’ici 2050, la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer prévoit qu’il y en aura 360 000.

Porte-parole

L’Agence de la santé publique du Canada a choisi comme porte-parole l’animateur et vulgarisateur scientifique Martin Carli pour sensibiliser la population à la démence. Celui qui est aussi docteur en sciences neurologiques de l’Université de Montréal a sauté sur l’occasion pour parler de ce qui le passionne le plus : le cerveau.

« -Si la démence vient avec beaucoup de scénarios catastrophes, j’aime souligner son côté évitable, dit le coanimateur vedette de l’émission Génial ! sur les ondes de Télé-Québec. Notre cerveau ne flotte pas à côté de notre corps ! Il n’est pas figé dans le temps non plus. C’est important de le stimuler, peu importe son âge, pour le forcer à créer de nouvelles connexions entre les neurones. Ce n’est pas vrai qu’on devient trop vieux pour apprendre quelque chose de nouveau. Le cerveau se remodèle toute notre vie. »

Le pouvoir qu’ont les gens pour influencer leur santé cognitive est vraiment énorme, assure M. Carli. Que 40 % des cas de démence soient attribuables à 12 facteurs de risque modifiables n’est pas rien. « Nous ne sommes pas dans les virgules, dit-il. L’âge et la génétique sont des facteurs minoritaires de la démence. L’activité physique figure parmi les facteurs modifiables. Pas besoin d’être un super athlète. Faire une marche atteint tout aussi bien l’objectif », dit ce spécialiste des comparaisons.

Sommeil

Manger plus de fruits et légumes, contrôler son hypertension artérielle ou son diabète et prendre soin de sa santé auditive sont autant d’habitudes qui auront elles aussi une influence sur notre cerveau. Martin Carli, lui, s’est donné le défi de dormir une heure de plus par nuit pour avoir un sommeil plus réparateur et d’une durée plus appropriée.

M. Carli et son homologue anglophone, Jay Ingram, encouragent les Canadiens à se joindre à la conversation sur les facteurs de risque de démence et à se mettre au défi d’adopter #UneHabitude pour réduire les risques de développer la maladie.

« On est tous différents. Regardez la liste des facteurs de risques modifiables et choisissez une habitude, un geste que vous pourriez poser », conseille le porte-parole. Pour en voir la liste complète, rendez-vous sur le site canada.ca/démence.